Ma chère et lointaine patrie,
comme ta présence me manque
par ces temps gris,
et ma solitude, n'en parlons pas,
seul le travail remplit
mes journées vides.
Tu m'as bercé jusqu'à mes 18 ans
entre les figuiers et les montagnes
et j'ai marché à travers
tes champs de blé et tes vignes,
puis l'odeur salée de la mer
qui venait mourir sur les roches,
m'inspirait.
Je vois encore
la lune pleine et le ciel étoilé;
c'était mon paradis, mon amour,
ma jeunesse, mes éclats de rires.
Il a plu certes des centaines de fois,
tout autant il a fait gris
mais mes souvenirs me conduisent
vers ta beauté
et aujourd'hui tu me séduis davantage;
Pourtant je n'ai qu'un seul regret;
t'avoir quittée.
Lointaine et si proche
tu me chantes la poésie
tu me remplis de parfum
tu aménages mon autel,
je sens la force me revenir,
désormais plus rien ne barre mon chemin.
Une lumière si éclatante
et ma maison au fond de la rue
ma mère avec son tablier
entourée de visages connus
des mots familiers
des choses
que je ne saurais vous expliquer;
Tout ce que j'aime
et tout ce que j'aimerai,
tout ce que j'aimerai,
m'a été gardé.
Jose Mangano